Opération conjointe ONCFS-Gendarmerie du 29 mai 2019 à Macouria


31 mai 2019

Dans un Communiqué du commandant de la gendarmerie de Guyane reçu aujourd'hui par notre rédaction, on y lit ceci :

Le mercredi 29 mai, dès 6h30, dans le cadre d’une enquête judiciaire relative à des faits de « capture, élevage d’espèces protégées et exploitation d’établissement détenant des animaux protégés sans autorisation », les gendarmes de la brigade de Macouria ont procédé, avec l’appui d’agents de l’ONCFS, à une perquisition au domicile d’un membre de l'Association Territoriale de Chasse de Guyane (ACTG). Selon ce communiqué, dès le début de cette perquisition conduite selon les dispositions du code de procédure pénale et sous le contrôle du procureur de la République près le TGI de Cayenne, 15 membres de cette association, alertés par le mis en cause, se sont rapidement rendus sur place, afin d’entraver le déroulement serein de l’opération judiciaire en cours, ce qui a nécessité l’engagement d’un renfort de gendarmes. Au cours de cette opération, les gendarmes présents devant l’entrée de la propriété du mis en cause ont été outragés à de multiples reprises. Lors du départ des deux gardés à vue (mis en cause et sa compagne), deux membres de l’ACTG ont tenté de s’opposer physiquement aux gendarmes. Ces individus ont été maîtrisés avec la force juste nécessaire, à mains nues et sans usage d’arme. Ils ont ensuite été placés en garde à vue pour « outrage sur des agents de la force publique » et « rébellion ». A aucun moment, un gendarme n’a pointé une arme à feu sur le visage d’un opposant. Aucun gendarme n’a perdu son arme au sol.
Ce qui est interprété comme un coup de pied d’un gendarme à l’un des individus violents, est un balayage afin de l’amener au sol, de manière à le maîtriser plus facilement. Il s’agit d’un geste
conforme aux règles d’intervention professionnelle et proportionné à la résistance manifestée par l’individu en cause. A aucun moment, des coups de pied n’ont été portés à cet individu une fois au
sol. Par ailleurs, le second individu, une fois maîtrisé, a refusé de se mettre debout pour aller jusqu’au véhicule des gendarmes ; ces derniers ont été obligés de le porter pour l’évacuer rapidement des lieux.

On y apprend par ailleurs toujours dans ce communiqué, que dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, aucun geste excessif n’est à constater de la part des gendarmes, qui ont avant tout tenté de repousser dans le calme les opposants. Ils ont en permanence veillé à faire un usage contenu de la force. Les quatre individus interpellés lors de cette opération ont été placés en garde à vue à la brigade de Macouria. Ils ont été remis en liberté dans l’après-midi du 29 mai 2019. Le détenteur des animaux relevant des espèces protégées est convoqué devant le tribunal correctionnel de Cayenne le 19 septembre 2019. Les animaux qu’il détenait illégalement ont été saisis et confiés à l’ONCFS. L’enquête judiciaire relative aux outrages et violences dont les gendarmes ont fait l’objet se poursuit. A l’issue, les mis en cause devraient être poursuivis par le procureur de la République.

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