Une caravane de la liberté contre le pass sanitaire

24 juillet 2021 à 18h11

Baptisé « La caravane de la liberté », le convoi est parti aux environs de 5 heures du matin de l’île de Cayenne avec des rendez-vous donnés tout au long du trajet menant à Saint-Laurent du Maroni, à Macouria, Kourou, Sinnamary et bien entendu à Iracoubo. Les manifestants parmi lesquels on compte des associations comme Trop Violans, des partis politiques de l’UDEG au MDES en passant par la France Insoumise, ou encore des syndicats comme l’UTG ou l’UNOSTRA - UGTR, souhaitaient symboliquement passés le poste de contrôle d’Iracoubo sans présentation de motif impérieux.

Le préfet de Guyane Thierry Queffelec a anticipé ce rapport de force, dans un communiqué publié tôt ce samedi, il rappelle que la liberté de manifester est une liberté fondamentale garanti dans le contexte de crise sanitaire par le décret du 1er juin 2021, il déclare donc que la caravane dispose de fait d’un motif impérieux. Le coup de force n’a pas eu lieu, mais lors des prises de paroles publiques au marché de Saint-Laurent du Maroni des différents acteurs, l’épisode sera largement commenté et présenté comme une victoire contre les mesures restrictives des libertés de circulation prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre l’épidémie en Guyane.

Accueillie par des ovations au point d’arrivée, au marché municipale de la sous-préfecture, « la caravane de la liberté » s’est conclue par de nombreuses prises de parole appelant la population à maintenir la résistance alors que le parlement examine en ce moment même l’extension du pass sanitaire avec obligation de présentation du document potentiellement début août pour les cinémas, restaurants, ou encore transports.

Les manifestants ont ensuite entamé une marche vers la sous-préfecture, entrecoupée à nouveau de prise de parole. La manifestation se poursuit encore en ce début d’après-midi.

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