Municipales en Guyane : Cinq maires élus dès le premier tour


19 octobre 2020

Deux des principales villes de Guyane ont désigné leurs maires dès le premier tour des élections municipales, reportées au mois d'octobre à la suite de la pandémie de Covid-19 : les communes de Matoury et Rémire-Montjoly.

A Matoury, troisième commune guyanaise (32 233 habitants), le candidat divers gauche et maire sortant Serge Smock, qui avait notamment le soutien de LREM a obtenu 61,08 % des suffrages exprimés, devançant la liste indépendante conduite par Jean-Victor Castor, qui a atteint 29,14 % et la liste centriste emmenée par Jean-Marc Aimable, qui ne dépasse pas les 10 %.

Serge Smock était pour la première fois tête de liste, après avoir pris la tête de la municipalité après l'élection de l'ancien maire Gabriel Serville à l'Assemblée nationale en 2017, forçant ce dernier à la démission afin d'éviter le cumul des mandats.

A Rémire-Montjoly, la surprise est venue de la victoire au premier tour du centriste Claude Plenet, élu d'opposition qui obtient 56,74 % des suffrages, éliminant dès le premier tour le maire sortant Jean Ganty, également centriste, qui tentait de briguer un troisième mandat mais ne recueille que 30,26 % des voix.

Avec 274 voix sur 523 bulletins exprimés, soit 52% des suffrages, Jean-Paul Ferreira a été réélu maire d'Awala-Yalimapo dès le premier tour ce dimanche. Son adversaire Hervé Robineau, à la tête d'une liste d'union des oppositions, a récolté 243 votes. Soit six bulletins blancs et nuls.

Jules Deie reste maire de Papaichton dès le 1er tour des élections municipales ce dimanche. Il récolte 425 voix contre 316 pour Richard Lobi. À 38 ans, Jules Deie est le plus jeune maire de Guyane. 

Vers un second tour dans plusieurs communes

Egalement élu au premier tour, Jean-Claude Labrador, centriste, a remporté 61,41 % des suffrages exprimés à Roura et succède ainsi au maire sortant, David Riché, qui avait été déclaré inéligible pour trois ans début 2019 par le Conseil constitutionnel, pour ne pas avoir déposé de comptes de campagne à l'issue des élections législatives partielles de mars 2018.

Victoire également pour le maire sortant de la commune amérindienne d'Awala Yalimapo, Jean-Paul Ferreira, qui l'a emporté avec 53 % des voix, alors qu'il avait été mis en ballottage défavorable lors du premier tour de mars, dont les résultats avaient été annulés.

Première femme amérindienne élue maire en Guyane en 2014, Cornélie Sellali Bois Blanc (Nuance) maire sortante d'Iracoubo (140 km à l'ouest de Cayenne) est en ballottage très défavorable - comme en mars dernier - puisqu'elle arrive en troisième et dernière position à l'issue du premier tour avec seulement 22,26 % des suffrages contre respectivement 34,28 % et 43,46 % aux deux listes adverses. Fin 2019, la Chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, relevant que les charges de personnel à Iracoubo (1819 habitants), avaient augmenté de près de 65 % entre 2014 et 2019.

Radio Mayouri Campus avec AFP

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