La Chambre régionale des comptes demande la dissolution de l'Opérateur public régional de formation


03 octobre 2019

La Chambre régionale des comptes demande la dissolution de l’Opérateur public régional de formation de la Guyane, l’OPRF, dans un avis de contrôle budgétaire publié le 20 septembre. Une demande rare, motivée par une situation financière inquiétante. Une information de nos confrères, Guyane La 1ère.

La Chambre régionale des comptes demande la dissolution de l’Opérateur public régional de formation de la Guyane, l’OPRF, dans un avis de contrôle budgétaire publié le 20 septembre. Une demande rare, motivée par une situation financière inquiétante, l’OPRF fait déjà l’objet d’un plan de redressement. L’établissement comptait 60 salariés à sa création en 2013.

La dissolution de l'OPRF? 

Le document est sans appel : l’antenne régionale de la Cour des comptes demande  « la dissolution de cet établissement public, non viable sous son statut actuel, par la collectivité de rattachement » qui est la CTG. Une recommandation exceptionnelle pour mettre fin à une situation qui l’est tout autant puisque cet établissement public fait déjà l’objet d’un plan de redressement.
Les magistrats de la Chambre régionale des comptes constatent que le budget primitif de 2019 présente un déséquilibre de plus de 9 millions d’euros, et soulignent l’inadéquation de son activité avec son statut.  L’OPRF est né de la fusion de l’AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes) et du CNAM (le conservatoire national des arts et métiers), fusion intervenue en 2013. L’organisme avait déjà absorbé 12 millions d’euros de subventions cumulées de la part de la CTG depuis sa création.
Suite au plan de redressement, ces subventions ont cessé, mais en 2017 et 2018 l’OPRF a reçu chaque année 5,5 millions d’euros de prestations mal définies, facturées après le paiement de la CTG. Un financement qui ne peut qu’être qualifié de subvention souligne la chambre. Or un établissement public industriel et commercial de ce type doit être financé par des ressources propres tirées de son activité.

Source : Guyane La1ère

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