Georges-Michel Karam, Président du comité régional des pêches maritimes de la Guyane et président de la commission industrie à la CCIG, s'en est allé à l'âge de 65 ans.

30 septembre 2021 à 06h29

Georges-Michel KARAM, Président du comité régional des pêches maritimes de la Guyane et président de la commission industrie à la CCIG, est décédé à l’âge de 65 ans, dont au moins 45 ans de pêche. La nouvelle a été confirmée ce mercredi par la directrice de la CRPMEM.

L'artisan-pêcheur, très actif pendant le mouvement de grogne contre le prix de l'essence en 2009, savait taper fort du poing sur la table pour défendre les intérêts des pêcheurs face à l’Etat. Capitaine de pêche, il a occupé les fonctions de président de l'organisation des producteurs, président du CRPM (Comité Régional des Pêches Maritimes) depuis 2017, après avoir occupé la fonction de 1987 à 2007 et du Papap (syndicat des pêcheurs ) et troisième vice-président du CESR ( Conseil économique et social régional). 

Une de ses principales luttes a longtemps été celle contre la pêche illégale, « pillage quotidien de nos ressources halieutiques » comme il le dénonçait. Il avait interpellé le président Emmanuel Macron à ce sujet lors de sa visite en Guyane en octobre 2017 : « J'ai peur que la pêche disparaisse sur le plateau des Guyanes » , sinon « nos enfants ne verront pas ces poissons que nous chérissons tant » , nous avait-t-il déclaré, ému.

Joseph Tarcy, plus connu sous le surnom de « Peyo » du côté de la crique de Cayenne, est un ami d’enfance : « la pêche en Guyane a perdu un grand homme, déplore-t-il, rappelant que Georges-Michel Karam était aussi un chasseur bien connu à Iracoubo ou encore à Saint-Georges. »

La présidente de la CCIG Carine Sinaï-Bossou a réagi dans un communiqué : « C’est avec une grande émotion et beaucoup de tristesse que j’apprends le décès de Monsieur Georges-Michel Karam, un monument au caractère bien trempé dont la disparition est une grande perte pour la Guyane ».

« Cet homme de conviction n’a jamais compté ses heures ni ménagé ses efforts pour défendre les intérêts des pêcheurs guyanais, que ce soit sur le plan local ou face au gouvernement. » a rappelé la sénatrice Marie-Laure Phinéra-Horth, qui « garde le souvenir d’un homme franc et direct, un homme qui savait défendre les causes qui lui étaient chères. »

Rodolphe Alexandre se souvient « d’un homme viscéralement passionné par la mer ». « Nous avons été en contact très régulièrement, avec pour objectif commun de faire avancer les dossiers relatifs à la pêche guyanaise, que ce soit au niveau de sa structuration, de l'obtention de la reconnaissance de ses spécificités au niveau national ou européen, et de la lutte contre la pêche illégale. » poursuit le leader de l’opposition à la CTG.

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