Demandeurs d'asile d'Haïti : la préfecture affirme sa "fermeté"


04 mai 2021

Dans un communiqué qualifiant l'arrivée massive de ressortissants haïtiens demandeurs d'asile depuis le Suriname de "vague migratoire", les services de la préfecture entendent rappeler "la lutte permanente des services de l'État (...) contre l'immigration clandestine, ses abus et ses dérives". Une situation crée par l'arrivée de charters entre l'aéroport de Port-au-Prince et de Paramaribo auquel un terme aurait été mis le 18 avril. 

 143 : c'est le nombre de personnes, dont des mineurs non-accompagnés, qui se sont présentées à Saint-Laurent du Maroni muni d'un test Covid de moins de 72 heures et qui ont reçu l'autorisation de franchir le point de contrôle routier (PCR) d'Iracoubo afin de rejoindre la plateforme d'accueil des demandeurs d'asile (PADA) de Cayenne, en devant respecter le délai de 48 heures pour s'y présenter. 

Un communiqué du service communication de la préfecture rappelle aujourd'hui "qu'au-delà du traitement administratif individuel des demandeurs d'asile, dont le délai a été ramené à deux mois" (suite à la mise en place du "décret Guyane" de la loi asile et immigration de 2018), des investigations sont menées à la fois en France mais aussi au Suriname. Ce, afin de déterminer la nature de "possibles filières criminelles organisées" qui reléveraient auquel cas tout simplement de trafic d'êtres humains

(infographie prefecture 973) -


Fin avril, nos confrères du Suriname Herald donnaient ainsi la parole à un ressortissant haïtien de 37 ans installé au Suriname : Jean Mixon, surnommé Saya, qui serait à la fois concessionnaire automobile mais aussi pasteur (sic). Dans les colonnes du site surinamais, ce dernier assume l'implication de sa structure Team Haïti Foundation quant à ces arrivées massives au Suriname : "J'aide des gens et j'organise des vols charters, mais je ne suis pas impliqué dans la traite d'êtres humains (...) Ce qu'ils font ensuite n'est pas mon problème. Si la France ne veut pas d'eux, ils n'ont qu'à les renvoyer. Vous ne pouvez me tenir pour responsable de ce qu'ils font. Si vous partez en vacances aux Pays-Bas, votre agent de voyage ne sera pas tenu pour responsable si vous visitez un autre pays, n'est-ce pas?" déclare le pasteur.

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