Et comme chaque année, c’est Harvard qui gagne ! Une fois de plus, la célèbre université américaine s’installe sur la plus haute marche du traditionnel classement de Shanghaï. Il établit le palmarès de 1 000 universités dans lequel la plupart des établissements du monde aspirent à figurer, et où les Anglo-Saxons ont l’habitude de se tailler la part du lion.

Dans la dernière édition de cette liste réalisée par l’Academic Ranking of World Universities (ARWU), une société chinoise issue de l’université Jiao-Tong, publiée jeudi 15 août, Havard est numéro 1 pour la 17e fois. Et comme le veut une sorte de rituel depuis 2003, les Anglo-Saxons dominent le haut du tableau. Ainsi, l’université américaine de Californie Stanford occupe la deuxième place, tandis que la britannique Cambridge reste sur la troisième marche du podium qu’elle occupait déjà il y a un an. Le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’Université de Californie à Berkeley, Princeton, Oxford, Columbia et Caltech complètent le haut de ce tableau. Dans le « top 100 » des meilleures universités, 45 sont américaines.

Il faut descendre à la 19e place pour trouver un établissement d’Europe continentale : il s’agit de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. L’université de Copenhague est 26e. Comme en 2018, trois établissements français parviennent à se hisser parmi les 100 premiers : Paris-Sud décroche la 37e place, Sorbonne Université (36e en 2018) glisse à la 44e place, l’Ecole normale supérieure (ENS) de Paris conserve la 79e position.

« C’est un classement qui a de l’importance, car il donne de l’information sur notre visibilité internationale », explique Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université (CPU). Si les universités anglo-saxonnes y brillent, contrairement aux établissements français, c’est avant tout, selon lui, une « question de moyens financiers dévolus à la recherche, bien plus élevés aux Etats-Unis ». Et le reflet de la fragmentation du système français en de multiples universités, organismes de recherche et grandes écoles.

Approche quantitative

Pour établir son classement, l’ARWU se fonde sur des indicateurs centrés sur la recherche, avec une approche quantitative : le nombre d’anciens et de professeurs ayant obtenu un prix Nobel ou une médaille Fields (mathématiques), le nombre de publications dans des revues scientifiques de référence (Nature, Science), le nombre de citations dans certaines revues répertoriées. En somme, le classement de Shanghaï peut être un indicateur de la puissance académique d’une université.

Source : Le monde