RASSEMBLEMENT À PARIS EN SOUTIEN À LA GUYANE

21 avril 2017

Soucieux et voulant informer, faire connaître les problèmes, la situation sur le terrain en Guyane, le collectif de soutien des guyanais dans l’hexagone et le Crefom avaient donné rendez vous ce samedi 15 avril 2017 à un rassemblement à 14 h 00, Place de la République à Paris. Il est question de 30 ans, voir plus, de retard… et pourquoi les guyanais ne peuvent plus attendre, ou abandonner. Une équipe de Radio Mayouri Campus était sur place, voici notre reportage.
Plusieurs centaines de personnes, majoritairement d'origine guyanaise, s'étaient réunies samedi 15 avril à Paris à la place de la république pour afficher leur soutien au mouvement qui réclame en Guyane un "rattrapage" sécuritaire, économique et social avec la métropole.
Olivier Goudet, président de l'association "Trop Violans" et porte-parole des "500 frères" en pointe de la mobilisation outre-Atlantique, assistait à ce rassemblement place de la République, à l'appel du Conseil représentatif des Français de l'Outremer (Crefom).
"Ce mouvement ne peut pas s'arrêter. Nous n'avons pas de réponse de l'Etat, nous irons jusqu'au bout", a-t-il affirmé à l'AFP, précisant qu'aucun rendez-vous avec les autorités n'était prévu durant son séjour. "Je n'ai pas été mandaté pour discuter avec des personnalités. Je suis venu discuter avec les compatriotes qui sont là, leur faire part de notre détermination, leur passer le flambeau", a-t-il expliqué.
"Si nous avons un interlocuteur avec qui nous devons discuter, ce ne sont pas les ministres, c'est le Premier ministre ou le président de la République", a-t-il ajouté, avant de marteler les mots d'ordre du mouvement: "Nous ne demandons pas, nous exigeons de l'Etat nos 3 milliards d'euros. Ca fait plus de 50 ans que nous avons un retard d'infrastructures, d'écoles, d'hôpitaux...".
Certains arborant des drapeaux aux couleurs vert, jaune, rouge de la Guyane, d'autres des tee-shirts ou des chapeaux barrés du 973 (le numéro du département) ou du slogan "Nou bon ké sa" ("On en a marre" en créole), les manifestants ont repris chants et slogans du mouvement: "La Gwiyan lévé" ("La Guyane debout"), "Ceci n'est pas un exercice" suivi des quatre "sommations"... Des intervenants ont également décliné les revendications en matière d'éducation, d'énergie, de santé, de sécurité.
"Ces revendications sont légitimes. Comment se fait-il qu'il y a des choses ici qu'il n'y a pas là-bas alors que c'est la France ? On doit avoir autant d'importance que Toulouse ou Paris", estime Marina Modeste, agent SNCF de 36 ans.
"Ce département est laissé pour compte. Il y avait déjà eu des manifestations en 1974 pour dénoncer cette situation et 43 ans plus tard, les jeunes reprennent les choses", souligne Dominique Daudé, 49 ans: "Il faut que les choses changent. Les trous dans la route que j'ai connus quand j'étais petite sont toujours là !"
Soucieux et voulant informer, faire connaître les problèmes, la situation sur le terrain en Guyane, le collectif de soutien des guyanais dans l’hexagone et le Crefom avaient donné rendez vous ce samedi 15 avril 2017 à un rassemblement à 14 h 00, Place de la République à Paris.

Le Collectif guyanais était composé de Yvane Goua, Mylene Marceline, Xavier Laurent, Ruddy Robieri, Andrea Tien-liong, Ghislaine Leo, Myrtho Mathurin, Ferjus Amaranthe, Nadine Boston, Christelle Théo, Kathya sebeloue, Gilles Joseph, Leote Anelise, René-claude Nicolas. Pour le Crefom Daniel Dalin, Nadine Boston, Muriel Tauzias, René Silo, José Althey

L’objectif était d’expliquer pourquoi la Guyane revendique aujourd’hui. Il est question de 30 ans, voir plus, de retard… et pourquoi les guyanais ne peuvent plus attendre, ou abandonner. Une équipe de Radio Mayouri Campus était sur place.

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