Guyane : une adolescente handicapée aurait été violée par des collégiens

08 février 2018

Début décembre en Guyane, une adolescente handicapée de 14 ans aurait été violée par des collégiens. La plupart des enseignants de l'établissement où sont scolarisés les deux suspects n'ont été informés des faits qu'il y a deux semaines.

Les faits datent d’il y a très exactement deux mois et se sont donc produits le 7 décembre dernier en Guyane. Ce jour là, une adolescente de 14 ans aurait été violée par plusieurs collégiens dans des marécages. Tout commence aux alentours de 12h30, quand cette jeune fille rate son bus alors qu’elle vient de terminer ses cours.

Nos confrères de guyane 1ère, qui rapportent l’information, précisent que l’adolescente est scolarisée dans une classe regroupant les élèves en situation de handicap. Dans son cas, elle est atteinte de troubles mentaux. Après cette déconvenue, un agent du collège conseille à l’ado de patienter jusqu’au bus de 16h00.

Une collégienne guyanaise affirme avoir été violée, des actes filmés

Un groupe d’élèves surgit alors et entraîne la collégienne de l’autre côté de la route. Une centaine de mètres plus loin, ils atteignent une zone non surveillée appelée “huit lacs”. C’est là que la collégienne aurait, selon ses dires, été violée par deux élèves de 3e. Les trois autres garçons présents auraient assisté à la scène, par ailleurs filmée à l’aide d’un téléphone portable.

Les deux suspects temporairement éloignés de l’établissement

Les deux auteurs présumés du viol ont depuis été identifiés. Lyliane Markour, conseillère technique Établissement et vie scolaire au Rectorat de Guyane, a communiqué sur leur sort : “Le Chef d’établissement a procédé aux débats contradictoires et dans un souci de protection, nous les avons éloigné de l’établissement. Ils n’ont repris leur scolarité qu’en janvier. Nous laissons la justice suivre son cours.” Une enquête a en effet été ouverte et confiée à la Gendarmerie de Matoury.

Et si le Rectorat affirme que dans les situations où les élèves n’ont pas pu prendre leur bus, il est de la responsabilité de l’établissement de les prendre en charge et d’appeler leurs parents, la mère de l’adolescente assure n’avoir pas été alertée ce jour-là. Alors que la collégienne a prévenu la principale qui a à son tour mis au courant ses supérieurs. Une séance de sensibilisation au viol a au passage été conduite dans les classes de 3e où sont scolarisés les deux suspects, avec des faits n’ayant été relatés à la plupart des enseignants qu’il y a deux semaines.

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