Police : Quelle stratégie pour lutter contre "les voltigeurs" et faire baisser le sentiment d'insécurité pendant le carnaval

23 janvier 2017

Les festivités du Carnaval varient entre la fin des fêtes de fin d'années et le début du carême en Guyane.

Uns période où, tout les ans de graves incidents viennent émailler ce moment de liesse et de ferveur populaire.

La sécurité est-elle vraiment assurée lors des défilés à Cayenne?

C'est une question épineuse et récurrente qui sème de la discorde dans le camp des autorités et des organisateurs.

Une foule importante prend d'assaut chaque dimanche les rues du chef lieu, un moment pour certains de décompresser après une dure semaine de labeur, d'autres de venir voir et entendre les groupes défilés, arborant le plus souvent des costumes très colorés et originaux. Une occasion d'apprécier cette véritable richesse patrimoniale de notre département.

Entre euphories et bagarres, beaucoup de Guyanais se retrouvent pris entre deux feux dans ces mouvements de foules, comment éviter ces moments de panique qui occasionnent des blessés et des traumatismes

Des débordements inévitables selon certains spectateurs comme nous le dit Andres : " Quand certains groupes à "problèmes" arrivent, il faut se tenir prêt car cela peut dégénérer en un rien de temps [...] Moi qui viens avec ma famille, voir les groupes et surtout entendre les musiques qui ont bercé mon enfance, je me sens en danger" s'exclame le père de famille.

Face à l'ampleur de la situation, la municipalité de Cayenne, par un arrêté, interdit désormais l'accès au carnaval aux personnes non déguisées, afin de prévenir les éventuels débordements, lesquels pourraient nuire à l'image du Carnaval en Guyane.

A rappeler que la Ville-Capitale avait déjà interdit les "vidés" pour les mêmes raisons, il y a de cela quelques années.

Un atout touristique ?

Spectateurs en tous genres et de tous horizons,  beaucoup feindront de ne pas apprécier les rythmes et couleurs de ses différents groupes qui empruntent le parcours définit par la municipalité.

Comme nous l'explique Kévin, qui vit son premier Carnaval de rue en Guyane : "Nous ne sommes pas habitués à voir tant de musiques, de danses et ferveur dans ce genre de défilés. J'ai beaucoup apprécier les costumes revêtus par certains groupes, ainsi que les rythmes des groupes brésiliens. Cela représente en quelques sortes les communautés que l'on peut trouver en Guyane..."

Une chose est sûre, face à ces individus non contrôlés et déterminés à gâcher ces rassemblements et qui trouvent dans le carnaval, un exutoire, une occasion d'exprimer leurs frustrations. Il faut malheureusement agir, agir vite, quitte à priver toute une population d'un spectacle auquel il est habitué et qu'il apprécie.

 

Gaël HO A SIM

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