Le Panama salue la décision américaine de déporter des haïtiens

08 août 2017
Vendredi, le Président du Panama, Juan Carlos Varela, a exprimé sa confiance que le flux des migrants haïtiens en Amérique centrale diminuera suite à la décision des États-Unis de réactiver la déportation des haïtiens sans papiers. http://www.haitilibre.com/article-18700-haiti-flash-usa-reprise-des-deportations-regulieres-vers-haiti.html
 
Varela a rappelé que le Gouvernement américain avait décidé d'éliminer les avantages migratoires accordés aux haïtiens après le séisme de 2010, lesquels permettent de reprendre l'expulsion de ceux qui entrent dans son territoire de manière irrégulière « Cela, d'une manière ou d'une autre, va décourager le flux des haïtiens », a souligné Varela à l’issue d'une réunion des chefs de polices d'Amérique au Panama.
 
Rappelons que plusieurs milliers d'haïtiens ont essayé d'atteindre les États-Unis via l'Amérique centrale au cours des derniers mois. http://www.haitilibre.com/article-18704-haiti-flash-des-dizaines-de-milliers-d-haitiens-se-dirigeraient-vers-les-usa.html La plupart d'entre eux ont émigré au Brésil après le séisme, mais le déclin économique du géant sud-américain, les a amenés à rechercher des opportunités aux États-Unis. Selon les autorités panaméennes, chaque année, plus de 30,000 immigrés en provenance d'Haïti, Cuba et des pays d'Asie et d'Afrique, traversent l'Amérique centrale et le Mexique pour les États-Unis.
 
Les Haïtiens ont vu leur chemin bloqué par le refus du Nicaragua de leur permettre de passer, ce qui les a laissé en attente au Costa Rica, au Panama et en Colombie... http://www.haitilibre.com/article-18385-haiti-flash-des-milliers-d-haitiens-illegaux-bloques-dans-plus-de-6-pays.html
 
Bien que le Gouvernement panaméen a fermé sa frontière dans la jungle inhospitalière de Darien, les migrants ont continué malgré les risques auxquels ils vont être exposés : la violence, le vol et l'extorsion par les trafiquants et autres groupes criminels.
 
Rappelons que le gouvernement panaméen a mis en place trois camps pour quelque 3,000 migrants à la frontière avec la Colombie.
 
Varela a averti les haïtiens que c'est « un transit à risque » par l'Amérique centrale et le Mexique qui « pourrait les mener nulle part, parce la nouvelle décision américaine, pourrait les conduira à la déportation en Haïti ».
 
 

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