Il y a dix ans disparaissait Aimé Césaire

17 avril 2018

Il y a dix ans disparaissait Aimé Césaire. Né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe en Martinique, il part à Paris en 1931 pour de brillantes études et entre à l’Ecole Normale Supérieure en 1935.

A 22 ans, il crée la revue « L’étudiant noire » avec son ami Léopold Sédar Senghor. Le poète Léon Gontran Damas y participe, ainsi qu’une autre étudiante normalienne, Suzanne Roussi. Il l’épouse en 1937. Le couple aura six enfants.

Engagé contre le colonialisme

Il fonde le concept de « négritude » avec Léopold Sédar Senghor contre le racisme : « Ce mot nègre qu’on nous jetait, nous l’avons transformé en mot fondateur » déclare-t-il lors d’un entretien à France Culture en 1993.

Il s’engage en faveur de l’anticolonialisme et devient député de Martinique en 1945. Il conservera son siège à l’Assemblée nationale sans interruption jusqu’en 1993. Il est également élu maire de Fort-de-France et restera en fonction jusqu’en 2001. Il lutte aussi en s’engageant pour l’égalité des droits des ex-colonisés, pour le créole dans les médias publics locaux.

Il s’éteint à l’âge de 95 ans le 17 avril 2008. Des obsèques nationales sont célébrées. Le 6 avril 2011, la France lui rend un hommage solennel, en gravant son nom dans la crypte du Panthéon mais son corps reste en Martinique comme il le souhaitait.

Un hommage lui a été rendu lundi soir au ministère de la Culture, et un autre le sera mardi soir à l’Assemblée nationale, avec une représentation du Cahier d’un retour au pays natal, mis en scène et interprété par l’acteur et metteur en scène Jacques Martial.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article