Frais de scolarité pour les étudiants étrangers : la tension monte entre l’État et les universités

22 février 2019

La décision d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiants non-européens continue de susciter l'indignation. Après les manifestations étudiantes fin 2018, plusieurs universités ont annoncé qu'elles n'augmenteraient pas les tarifs en 2019.

Après Clermont-Auvergne, Aix-Marseille, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon-II et l’Université Paris-Nanterre, c’est au tour de Rennes-II d’afficher son opposition à la réforme du gouvernement.

La direction de l’université bretonne a annoncé officiellement qu’elle ne mettrait pas en place l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants non-européens en septembre 2019. "Le budget prévu aujourd’hui est toujours celui d’un tarif équitable pour tous. Nous resterons sur ce système pour la rentrée prochaine. Aucun décret n’a été publié à ce jour. Si cela devait arriver, nous utiliserions les moyens règlementaires pour exonérer nos étudiants étrangers d’augmentation" explique Nadia Dupont, membre de la direction chargée de la mission formation à l’université Rennes-II.

En Guyane, Sud Education appelle à se mobiliser contre cette hausse, selon le syndicat "cette réforme renforcera les difficultés de ces étudiant-e-s étranger-e-s, déjà contraint-e-s de dépenser plus de 2000 € pour s’inscrire à l’Université en France" Fin de citation.

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