Élections truquées de la CCIG : plusieurs personnes en garde à vue selon nos confrères du quotidien France Guyane

04 juillet 2017

Plusieurs personnes ont été placées ce matin en garde à vue dans le cadre d'une enquête de la police judiciaire concernant les élections annulées de la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane (CCIG).

Dans le cadre des élections annulées de la Chambre de commerce et d'industrie de la Guyane (CCIG), plusieurs personnes sont en garde à vue depuis ce mardi matin à la police judiciaire de Cayenne. Pour rappel, la cour administrative de Bordeaux a confirmé la semaine dernière le jugement du tribunal administratif de Cayenne annulant l'élection de la liste de Richard Gabriel « Ensemble donnons de l'énergie à notre économie » , à la présidence de la CCIG. Une enquête avait été ouverte par le procureur de la République, qui a abouti ce matin à la convocation et la mise en garde à vue de plusieurs membres de la CCIG.

"vol d'envergure de matériel de vote"
L'élection de la CCIG s'était déroulée entre le 20 octobre et le 2 novembre 2016. Au total, 4 629 votants avaient été recensés dont 3 751 par correspondance et 518 par voie électronique pour 4 165 votes exprimés. La liste « Ensemble donnons de l'énergie à notre économie » , conduite par Richard Gabriel, avait obtenu 31 sièges et la liste « CAP CCI Guyane 2016 » , avec Jean-Luc Davidas en tête, avait obtenu trois sièges. Preuves à l'appui, Jean-Luc Davidas avait déposé plainte auprès du procureur de la République, Eric Vaillant, pour dénoncer un vol d'envergure de matériel de vote. Il avait porté à la connaissance des enquêteurs des conversations, commentaires et photographies, issus de l'application Whatsapp, qui confortaient les soupçons.

« Des membres de l'équipe de Richard Gabriel ont participé à un système de collecte de matériel de vote dans des endroits où se situaient des boîtes à lettres qui accueillaient de très nombreux sièges d'entreprise, afin que ce matériel de vote puisse être utilisé pour voter en lieu et place des représentants légaux desdites entreprises » , était-il précisé dans le délibéré de la CAA. Les boîtes à lettres de 300 sociétés avaient été forcées pour dérober le matériel de vote. Les actes avaient aussi été commis au centre commercial Super U de Montjoly 2, comme en attestent des images de vidéosurveillance.
 
Source : France Guyane

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