Éducation nationale : la suppression de 1 800 postes confirmée

18 septembre 2018

Dans un entretien au Figaro, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, a confirmé la suppression de 1 800 postes dans son ministère à la rentrée 2019.

Les suppressions de postes concerneront les collèges et les lycées

C’était une annonce redoutée par certains mais en tout cas très attendue par tous, surtout les parents : dans un entretien au Figaro, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, vient de confirmer la suppression de 1 800 postes à la rentrée 2019. Finalement, ce n’était qu’une question de temps, compte tenu de l’impératif fixé par l’exécutif de supprimer un total de 4 500 postes de fonctionnaires en 2019. Une contribution à cet effort de l’Éducation nationale, qui concentre la moitié des effectifs de fonctionnaires, était donc inéluctable.

Tout en servant cette pilule qui sera difficile à avaler pour certains, Jean-Michel Blanquer a tenu à préciser que ces suppressions de postes concerneront uniquement le second degré (le collège et le lycée) et les services administratifs. Le primaire, qui reste une priorité de son ministère, sera quant à lui épargné. « Beaucoup se joue dans les premières années de la scolarité », a rappelé le ministre, tout en précisant que le dédoublement des classes de CP et CE1 se poursuivra au point de concerner 300 000 élèves dès la rentrée 2019.

Bientôt encore plus d'heures supplémentaires pour les professeurs

Mais la suppression de postes de professeurs ne signifie bien sûr pas que le volume d'enseignement sera réduit. Pour assurer le même nombre de cours avec un effectif réduit, le ministère aura davantage recours aux heures supplémentaires. « En cas de nécessité locale une seconde heure pourra être imposée par le chef d'établissement comme c'était le cas avant les années 2000 », a expliqué le ministre. Par ailleurs, les heures supplémentaires des professeurs seront exonérées de cotisations salariales.

Jean-Michel Blanquer explique par ailleurs que le recours important aux contractuels qu’on observe actuellement s’explique par les récentes créations de postes au sein de l’Éducation nationale, sans que la « capacité à recruter » ait augmenté proportionnellement. En d’autres mots, les créations de postes de professeurs ne se sont pas accompagnées d’une augmentation de candidats aux concours, d’où le recours aux contractuels. « C'est un paradoxe du système auquel nous devons mettre fin », a-t-il estimé.

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