Conférence : La mort en Afrique noire. Fin d’une vie ou début de la vie ?

06 mars 2018

Dans le cadre de la coopération entre l'université de Guyane et les universités sénégalaises Cheikh Anta Diop et Gaston Berger, le DFR LSH accueillera du 5 au 10 mars les professeurs Ibrahima DIOUF et Mamadou BA. A cette occasion, Monsieur DIOUF, enseignant-chercheur au Département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, donnera une conférence vendredi 09 mars à 18h à l’Amphi A du Campus Troubiran. Celle-ci aura pour thématique : La mort en Afrique noire. Fin d’une vie ou début de la vie ?

Les civilisations traditionnelles négro-africaines sont spiritualistes. Elles admettent l’existence d’une entité spirituelle présente dans un corps vivant ou en dehors de cette enveloppe charnelle. Cette entité que l’on appelle âme a donc besoin d’un support matériel pour se manifester. Dès que ce support n’est plus fonctionnel, l’entité le quitte pour retourner d’où elle est venue. L’âme est donc localisable dans un corps et mobile par dédoublement.

C’est cet élément permanent, appelé âme, qui permet à l’homme de changer de forme à certains moments de sa vie. Le « moi » possède un point de fission situé vraisemblablement à la frontière du conscient et de l’inconscient. Cette propriété assure à l’homme un certain nombre d’activités « para-humaines : bi-localisation, voyance, métamorphose, etc. ». De ce fait, « les moments de communication de l’homme avec l’invisible sont, semble-t-il, tout aussi naturels et conformes aux fonctions de la vie que tout autre genre d’activité. » En réalité l’âme est autonome, elle existe en dehors de la matière et lui survit après destruction ou mort, lesquels ne concernent que les éléments matériels du corps (peau, chair, muscles, os, sang, souffle). Cette immortalité de l’âme explique tous les rites exécutés et toutes les cérémonies organisées à la suite de la disparition d’un membre de la famille.

 

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